Le 3 juillet 2026, la Cour de cassation, réunie en Assemblée plénière, a confirmé la ligne ouverte par ses arrêts du 2 octobre 2024 : lorsqu'un jugement étranger établit la filiation d'un enfant né par GPA à l'égard de ses deux parents d'intention, ce jugement peut produire ses effets en France par la procédure d'exequatur — alors même que la GPA demeure interdite sur le sol français. La Cour l'assortit de garanties, portant notamment sur le consentement des parties.
Avant / après, en une image
Avant
Le second parent (non biologique) passait presque toujours par l'adoption de l'enfant du conjoint — une procédure française, après le retour.
Depuis le 3 juillet 2026
Si un tribunal étranger a jugé la filiation des deux parents, ce jugement peut être reconnu tel quel en France par exequatur, sous conditions.
Êtes-vous concernés ? Deux chemins, selon le pays
C'est le point que beaucoup de commentaires ont manqué : l'arrêt du 3 juillet ne crée pas un droit universel. Il concerne les familles disposant d'un jugement — typiquement rendues aux États-Unis ou au Canada. L'Ukraine, la Géorgie et l'Arménie établissent la filiation par l'acte de naissance, sans passage devant un tribunal : pour ces familles, la voie éprouvée reste la transcription pour le parent biologique, puis l'adoption pour le second parent — un chemin que les tribunaux français traitent aujourd'hui comme une catégorie connue.
Pourquoi cet arrêt compte quand même pour tous
Parce qu'il confirme une direction. Depuis Mennesson, chaque étape de la jurisprudence française est allée dans le même sens : l'intérêt supérieur de l'enfant prime sur la sanction des parents. En validant l'exequatur en formation plénière, la Cour verrouille cette ligne au plus haut niveau. Pour les couples qui hésitent encore, c'est un signal de stabilité : le droit français ne « défait » pas les familles nées de GPA à l'étranger — il organise leur reconnaissance.
Ce qu'il faut retenir
La GPA reste interdite en France — mais votre enfant, lui, n'est jamais interdit. Jugement étranger : exequatur. Acte administratif (Ukraine, Géorgie, Arménie) : transcription puis adoption. Dans les deux cas, le chemin est balisé, et nos confrères juristes en France accompagnent nos familles à chaque étape.
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